Sheyi Adebayor triomphe en Turquie mais il n’a pas oublié son heureux passage au Real Madrid

Sheyi Adebayor, l’attaquant international togolais et ancien ballon d’or africain, a accordé une entrevue à MARCA à Istanbul, où il a participé au Forum I Sabah de Finanzas del Fútbol. ‘Manolito’, comme il était connu à Madrid, n’avait joué qu’une demie saison à Madrid (2011, 8 buts en 22 matches), mais il a laissé un bon souvenir aux fans.

Marca n’a pas oublié Adebayor

Le Togolais triomphe maintenant à Basaksehir d’Istanbul qui a une chance de gagner la Ligue turque. À trois journées de la fin du championnat, le club de l’ancien ballon d’or africain est à un point du leader, Galatasaray, et l’équipe peut dormir dans le fauteuil de leader ce vendredi jusqu’à dimanche, si elle gagne son match, un match que l’attaquant togolais, Adebayor ne peut pas jouer pour cause de sanction.

Voici l’interview que la star togolaise a accordé à Marca, la plus grande entreprise de presse sportive espagnole.

Les bons souvenirs de Madrid

Sheyi Adebayor, quels souvenirs avez-vous gardé du Real Madrid ?

Je dis toujours que ce ne fut que six mois, mais ce fut le meilleur moment de ma carrière sportive. Avoir été dans ce club et avoir vécu ce que j’ai vécu, c’est quelque chose que je vais raconter à mes enfants.

Avez-vous eu de bonnes relations avec Cristiano ?

Oui, et ça continue. De temps en temps, nous nous envoyons des messages. Cris, c’est quelqu’un qui vit pour son travail, il est toujours le dernier à arrêter sa séance d’entraînement au gymnase … D’ailleurs, c’est un mec génial. Il est très humain… comme Marcelo.

Vous avez passé un bon moment avec lui, n’est-ce pas ?

Avec Éboué, avec qui j’avais joué à Arsenal, c’est le coéquipier le plus amusant que je n’ai jamais eu. Toujours plaisantant, toujours en train de rire … C’est un mec incroyable. Tout comme sur l’aire de jeu. C’est sa façon de vivre. Et sur la pelouse, il s’amuse, c’est un crack. Marcelo, lui, est différent. Il fait ce qu’il veut avec le ballon. C’est l’un des meilleurs latéraux gauches au monde. Il le mérite.

L’amour des fans pour Sheyi Adebayor

Pourquoi les gens vous aiment tant malgré le fait que vous n’ayez passé que six mois à Madrid ?

C’est une question que me pose parfois. La vérité, c’est que je ne sais pas. Cela m’arrive aussi ici, en Turquie. Peut-être que c’est la façon dont je vis et souris qu’ils aiment. C’est ma façon naturelle d’être. En plus d’être des joueurs, nous sommes des êtres humains. Si vous êtes heureux, vous pouvez transmettre aux gens ce bonheur. Et c’est cela qui se passe avec moi. Les gens sentent que je suis heureux.

Avec qui aviez-vous la meilleure relation ?

À Madrid, je m’entendais très bien avec Sergio Ramos. Il était toujours au gymnase, et moi aussi. Il aimait parler anglais, mais il ne le parlait pas bien à ce moment-là. Je pense qu’il le parle mieux maintenant. Je le lui enseignais et lui, il m’enseignait l’espagnol. La vérité est que je suis heureux pour tout cela. Je leur souhaite beaucoup de chances.

D’Istanbul à Kiev

Et qu’arrivera-t-il à Kiev ?

Je pense que Madrid a tout pour gagner. Il est favori. Les joueurs ont tant d’expériences qu’il sera difficile de les surprendre.

Ça se passe bien pour vous en Turquie. Reviendriez-vous un jour en Espagne ?

J’adorerais aller voir un match à Bernabéu et saluer les gars. Vous ne savez jamais quand vous allez finir votre carrière. J’ai encore une année de contrat ici en Turquie. Après, nous verrons bien ce qui se passera. J’aimerais jouer une saison de plus à la Liga. J’aime l’Espagne et les Espagnols. Je veux apprendre la langue et j’adore la façon dont les gens vous traitent là-bas.

Avec Bale, vous avez joué à Tottenham.

Oui, et j’étais le premier à lui dire d’aller à Madrid, oui ou oui. Il était très jeune mais je savais déjà ce que c’était que le Real.

Sheyi Adebayor et le coach Mourinho

 Avec Mourinho, vous vous entendez bien ?

Très bien. Il m’a beaucoup appris. Il était très taquin avec nous dans les vestiaires ; et puis il changeait d’attitude avec les journalistes. Je ne savais pas ce qui lui arrivait, et je ne veux pas le savoir. Mais il était une autre personne avec les journalistes, il changeait. C’était incroyable. Il m’a beaucoup appris.

Quoi ?

Comment être un grand professionnel, avoir une mentalité de gagnant, faire des heures supplémentaires, être toujours à l’heure à l’entraînement … Parfois, il passait 10 heures à faire une vidéo pour que vous puissiez améliorer certains aspects de votre jeu. C’était un phénomène. Quand je commettais une erreur, il m’exhortait à passer une autre heure à m’entraîner pour la corriger. Et j’ai apprécié ça avec le temps. Je l’aime comme entraîneur et j’apprécie d’être proche de lui.

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