Éperviers, une équipe à deux visages, au finish zéro pointé

C’est une équipe nationale togolaise à deux visages qui a joué et perdu contre la Côte d’Ivoire ce mardi pour le compte de la deuxième journée du Tournoi de l’UEMOA. Avant son troisième match contre le Niger, le Togo dit Adieu à « sa » compétition…Excepté Kouloum Maklibè alerte dans le couloir gauche et Nouwoklo Martin en regain de forme, et mieux disposé dans l’entre jeu, tous les autres, semblaient avoir mis sous leurs chaussures des semelles de plomb à leur sortie de la pause. Et avant son troisième match contre le Niger, le Togo avait déjà dit Adieu à « sa » compétition.

Le grand désarroi d’un public trompé, frustré…

eperviers-uemoa

Éperviers du Togo, version UEMOA. Debout de gauche à droite. Atchou Franco, Nukafu Victor, Adoyi Essofa, Ouro-Sama Hakim et Kouloum Maklibè. Légèrement accroupis, de gauche à droite. Nouwoklo Martin, Aholou Roger, Mensah Victor, Zakari Morou, Boro Essozolam et Gazozo Kpadé.

Difficile donc de mesurer le désarroi des supporters lorsque, au cours du temps additionnel, Abdul Razak Cissé, suite à une contre attaque très vite menée, enrhuma Nouwoklo Martin avant de battre par une frappe croisée le goal Adoyi Essofa. D’abord, il y avait comme une sorte de frustration qui animait les supporters des Éperviers à l’entame de la seconde mi-temps. Les acteurs togolais revenus sur la pelouse, étaient les mêmes, mais on ne dirait pas.

Durant toute la première partie, la Côte d’Ivoire regardait jouer le Togo. Premier quart d’heure tout à l’avantage des Éperviers. Du rythme, de la vivacité, en plus d’une circulation de balle dans tous les compartiments. Presque le football total. Presque, parce qu’il manquait l’essentiel. Gazozo Kpadé trop esseulé en attaque, se dépensait sans en tirer bénéfice. Des centres venaient des deux couloirs sans trouver de preneur. Boro Richard et Mensah Victor, ont tous les deux, fait étalage de leur talent de dribbleur et de puncheur, rien n’y fit 45 minutes durant.

Une meilleure deuxième mi-temps pour les Ivoiriens

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Le capitaine Kouloum Maklibè, malgré toute sa hargne, n’a pas pu changer le cours des choses.

Même l’opportunité qu’eut à la 43e mn Mensah Victor de scorer, passa sans conséquence néfaste pour les Ivoiriens. Ces derniers, calmes mais angoissés par moment, continuèrent cependant de surfer sur le temps. Leur match devrait commencer après les citrons.

La preuve, deux minutes après la reprise, leur attaquant Souma Woro Mohamed alluma le feu devant le portier togolais. A la 58e mn, ils étaient encore à deux doigts d’ouvrir le score par Ahmed Traoré. L’équipe togolaise, en ce moment, multipliait, et les mauvais contrôles et les mauvaises passes. Zakari Morou se confondait dans ses placements, tandis que devant lui, Boro Richard était interdit de passage dans le couloir droit. Quant à Gazozo Kpadé et son compère de l’attaque Mensah Victor, ils ne cessaient de courir dans le vide. Une débauche d’énergie qui a d’ailleurs valu leur remplacement respectif, et affaibli l’attaque togolaise. Les Ivoiriens en profiteront pour s’offrir quelques offensives dont l’une, celle de la 80e mn fait parcourir un grand frisson dans les travées du stade de Kégué. Mais, là encore, la tête de Souma Woro Mohamed, était passée juste au dessus.

A quel jeu ont joué le duo Minier-Abalo ?

Malgré les entrées en jeu de Guéli Koffi, Akomatsri Komlan et autre Adjagblé Leonel pour apporter plus de possibilités offensives au camp togolais, aucun indice n’autorisait le public à reprendre espoir. Le premier a été vite maîtrisé par la défense ivoirienne. Le second ne faisait que courir après son ombre. Le troisième, Adjagblé Leonel, ne savait lui, s’il devrait défendre ou attaquer. Finalement, c’est lui qui offrit, suite à une mauvaise passe au centre du terrain, la balle de la contre attaque fatale au Togo à l’heure du temps additionnel..

La troisième sortie face au Niger n’avait plus aucune importance. Mais, que le duo Minier-Abalo ait reconduit le même groupe pour affronter le Ména et s’incliner de nouveau (2-1), reste le seul point un peu flou et incompréhensible dans l’esprit du public. D’où la question, « A quel jeu ces deux techniciens ont-ils joué dans cette 7e édition du Tournoi de l’UEMOA ? ».

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