En enfer, il y a aussi de bonnes choses, le football togolais en est un exemple

Ces trois dernières semaines, notre football vit à une cadence opposée aux nombreuses pages douloureuses qui s’entêtaient depuis longtemps à s’accrocher à sa peau comme une sangsue. Et l’empêchaient de respirer normalement.

Dans l’enfer du football togolais, il y a un éclairci

C’est comme nous écrivait mercredi dernier un ami sur notre page Facebook, lorsqu’on se plaignait du financement burlesque et de l’administration caricaturale des sports dans notre pays, « l’enfer n’est pas pavé que de mauvaises choses… Il y en existe de bonnes aussi ». Que ce cher Victor Amégnaglo, nous permette ici de lui faire nos révérences.

Merci, amigo ! Merci de nous inspirer pour la chronique-ci ! Merci aussi pour le caractère fort didactique de votre réflexion ! Merci surtout de nous rappeler les phrases de cet artiste hispanique enchanteur, Julio José Iglesias de la Cueva, à l’heure de ratifier le traité qui soutient que, « les anges ne sont pas tous au paradis ». D’aucuns nous demanderaient, « où est le rapport entre ces deux thèses ? »

Facile à comprendre, pourtant !

Vivre en enfer et connaître le soulagement

Les Éperviers du Togo

Les Éperviers du Togo vivent en enfer avec leur chute sans fin au classement FIFA. Mais lors de la dernière journée FIFA, ils n’ont pas connu de défaite, même s’ils n’ont pas gagné. Ils ont poussé un ouf de soulagement, le peuple togolais aussi. Comme quoi, en enfer…

Si on convient que les habitants de l’enfer ont également leurs vacances et leur temps de réjouissance, on doit donc comprendre que les bonnes choses ne sont pas qu’au paradis. Et qu’après la pluie, vient toujours le beau temps. La veuve qui pleure la disparition de son époux, ne s’empêche pas quelquefois de chanter et de faire quelques pas de danse… A chaque jour suffit sa peine…pour tout dire. C’est l’enseignement qu’on peut tirer de la conduite de la veuve. En d’autres termes, il faut supporter les peines d’hier et d’aujourd’hui et refuser de se soucier de celles à venir…

Tellement de pages douloureuses ont été écrites hier et presqu’aujourd’hui par et sur le football togolais. 12 années que ça a duré. Depuis donc une qualification historique et une participation navrante à une phase finale de la Coupe du Monde. Pardi !

Un compte désastreux

Le compte est tout simplement désastreux, le bilan fort minable, avec deux phases finales de CAN disputées sur six, auxquelles on ajoute les 16 « calcinés » de Lungi, dont un ministre des Sports, la centaine de « molestés » de Cotonou dont un autre ministre des Sports, un « invalide à vie » nommé Dodo Obilalé et les deux « assassinés » de Cabinda : le confrère Stan Ocloo et le sélectionneur adjoint Amélété Abalo. Sans parler des milliards détournés au dos du contribuable togolais lors de ces deux CAN de 2013 et 2017, et celle de 2010 non disputée à cause des rebelles de Cabinda. Rien que des pages douloureuses.

On additionne le tout, on se poserait la question : dans quel enfer on vit, nous autres ? Finie cette interrogation désormais. La réponse étant déjà bien plantée en nous : « l’enfer n’est pas pavé que de mauvaises choses… Il y en existe de bonnes aussi ».

L’ami Victor Amégnaglo peut aujourd’hui, être sûr d’une chose : nous tacherons d’habiter dans son optimisme comme il nous l’a soufflé, il y a juste deux jours… Et nous ferons en sorte que ses mots ne s’effacent jamais de notre esprit. Des mots très forts et pleins de sens qu’il aurait peut-être déjà oubliés, lui… Mais nous pas.

Suivre les bons exemples

« Si le Cameroun est connu à travers le monde entier, c’est grâce au football et non la politique (…) Prenons exemple sur les autres qui réussissent dans le domaine sportif ». Et c’est quoi prendre exemple sur le Cameroun ? Oublier ses errements politiques… et copier son côté sportif.

… Sous Paul Biya, bien accroché au pouvoir vaille que vaille, comme tant d’autres, le Cameroun a tout de même participé à 7 phases finales de Coupe du Monde, et remporté 5 Coupes d’Afrique des Nations. Et même si ça ne suffisait pas pour rendre son peuple heureux, aucun dictateur, si tant est que le « Vieux » Biya en est un, n’a fait mieux…

Ces trois dernières semaines, (permettez qu’on revienne à notre préface), notre football vit à une cadence qui n’a rien à voir avec les nombreuses pages douloureuses auparavant écrites… Il revient donc à nous tous de maximiser l’éclairci, pour baliser le chemin pour des conquêtes à venir.

L’AS Togo Port qui se retrouve en phase de Poules de la Ligue africaine des champions, les Éperviers A qui montrent un meilleur visage lors des récentes journées FIFA, les équipes Espoir et Junior en pleins préparatifs de leurs échéances prochaines, les championnats de football de D1 et D2 qui suivent leurs cours normaux, et celui des femmes, conjugué au présent. Toutes ces activités ne sont pas survenues ensemble par hasard. Elles surviennent comme pour apposer plus de lumières, plus de couleurs au tableau mis en chantier par le Comex de la FTF sous la présidence du Colonel Kossi AKPOVY. L’enfer, disait un ami, n’est pas pavé que de mauvaises choses… Il y en existe de bonnes aussi… Ainsi soit-il !

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