De quel malheur le sélectionneur Claude Le Roy est-il le nom pour les Éperviers et le Togo ?

Depuis Avril 2016, un malheur qui ne dit pas son nom frappe le Togo. Depuis cette date fatidique, les Éperviers du Togo ont un nouveau sélectionneur, le Français Claude Le Roy. Sous les ordres du sélectionneur, les Éperviers du Togo s’effondrent. Et le crash de la sélection nationale fait souffrir tout un pays. Ça fait 14 mois que dure la souffrance de voir nos représentants humiliés sur les terrains de football. Le choix de Claude Le Roy pour manager la sélection A du Togo, se révèle un mauvais choix pour les intérêts de la nation togolaise.

Éperviers de Claude Le Roy tête baissée

Les Éperviers et leur sélectionneur Claude Le Roy, tête baissée, prient Dieu pour remporter des victoires. Mais tout ce groupe des joueurs et le sélectionneur prient-ils pour la réalisation du même objectif ? Objectivement,, on peut en douter.

Le postulat Claude Le Roy

Notre postulat de toujours est que Claude Le Roy a reçu une excellente formation d’entraîneur de football. Il connaît donc les ficelles du métier. En outre, il a acquis en Afrique une expérience substantielle en management des sélections nationales. Il connaît également l’influence marquante du pouvoir présidentiel en Afrique et sait s’en servir pour ses intérêts et ceux de ses protecteurs occidentaux.

Enfin, il maîtrise la dimension politique du football et ses enjeux diplomatiques. Le sélectionneur a donc les connaissances et les aptitudes nécessaires pour diriger une sélection nationale ambitieuse, mais évidemment, avec les mêmes connaissances, il peut également rendre inopérante toute sélection si tel est ce que lui dictent ses intérêts particuliers.

Pour qui roule Claude Le Roy ?

Dès sa prise de fonction, Claude Le Roy tenta d’organiser un match amical Togo vs Bretagne, une nation souveraine contre une région administrative d’une autre nation souveraine. Généralement, ce type de match est organisé pour deux raisons essentielles.

Premièrement, le cerveau de l’événement sportif veut transmettre un message de déni de souveraineté nationale. C’est une forme de soft war, de guerre psychologique, dont le but final est d’atténuer ou d’anesthésier le sentiment nationaliste d’un peuple afin de l’asservir plus facilement ou de le maintenir plus facilement dans l’asservissement.

Deuxièmement, le cerveau de l’événement sportif veut plus de visibilité internationale à la lutte d’une nation pour son accession à la souveraineté internationale. Par exemple, ce fut le cas des matches organisés pour l’Algérie, alors colonie française, durant sa guerre d’indépendance contre la France. C’est encore le cas des matches que jouent la Palestine aujourd’hui, dans sa lutte pour l’indépendance de son peuple. Dans ce deuxième cas, c’est la nation asservie qui organise une telle rencontre.

On comprendra donc que la tentative d’organiser le match Togo vs Bretagne, n’avait de caritatif que le nom. Son but réel, c’était d’endormir les Togolais, d’anesthésier leur sentiment nationaliste. D’ailleurs, Claude Le Roy s’y emploie bien, lors de ses conférences de presse. La presse spécialisée ne nous démentira pas.

Une première révélatrice d’un conflit majeur d’intérêts

Heureusement, la tentative d’organiser le match Togo vs Bretagne fut avortée pour une question financière. La rencontre qui était présentée comme un événement caritatif ne devrait rien coûter au Togo. Mais un malin parmi les organisateurs avait décidé que le Togo paie les frais de son propre avilissement. Si la FTF avait été en mesure de payer la somme demandée, le Togo aurait été avili avec ses propres fonds.

Le Président de la FTF, le Colonel Guy Akpovy, ne connaissait pas manifestement les raisons profondes de l’organisation du match amical Togo vs Bretagne, un match qui n’est pas une rencontre inter-nation. À sa décharge, il n’est pas un spécialiste du football comme le sélectionneur. Mais le fait d’avoir tenté d’organiser un tel match a confirmé ce que nous savions déjà : Claude Le Roy est un néocolonialiste. Or, nous savons que les néocolonialistes ne reconnaissent pas la souveraineté des nations africaines.

Le respect de la souveraineté et la dignité des nations membres est l’une des raisons qui ont conduit la FIFA a édicté et a précisé les catégories de matches pour les compétitions officielles. Les matches inter-nations obéissent ainsi à des règles précises.

Le Président de la République du Togo, un Préfet de France ?

Avec la tentative d’organisation du match entre les Éperviers et une équipe régionale de Bretagne, Claude Le Roy et ses protecteurs français ont clamé à la face du monde la prééminence de la France sur le Togo. En fait, ils ont signifié au monde que le Togo est une dépendance française. Par conséquent, les pouvoirs de son autorité suprême, le Président de la République, ne peuvent pas, au mieux, dépasser ceux accordés à un Préfet d’une région de la France. D’entrée de jeu donc, le sélectionneur afficha sa vraie mission.

Pour mémoire, lors de sa dernière conférence de presse à Lomé, Claude Le Roy a fait comprendre à nos autorités où se situe leur place réelle. Il a déclaré : « Moi, personne ne m’impose des choses. Comment pouvez-vous imaginer que la Fédération puisse m’imposer des choses… » On ne peut pas être plus clair.

Le Français Claude Le Roy affirme donc que ni son employeur officiel, la FTF, ni le Ministre en charge des Sports, ni le Président de la République du Togo, ne peuvent rien lui imposer. Que dit le contrat que le sélectionneur a signé avec les autorités togolaises ?

Le Président de la FTF, un Colonel des Forces Armées Togolaises, Guy Akpovy, déclare qu’il ne connait pas les clauses du contrat qui lie Claude Le Roy à la Fédération qu’il dirige. Il ne dispose donc d’aucun instrument réel de contrôle sur son employé officiel.

Le sélectionneur se présente donc comme le supérieur du président de la fédération et du haut officier des forces armées togolaises qu’est Guy Akpovy. Aux yeux du peuple, il est donc l’égal du Chef de l’État togolais. La France a gagné la bataille psychologique et a ravalé ainsi dans l’opinion publique, le Président du Togo au rang d’un Préfet de Région.

Les faits ne mentent jamais

Les faits donnent raison au sélectionneur. Une preuve : la démission cavalière de son adjoint Migné et le remplacement non moins cavalier de celui-ci par son compatriote Chevalier, par la seule volonté de Claude Le Roy. Le message envoyé au peuple par le déroulé des événements est que les autorités sportives et politiques du Togo sont impuissants face à Claude Le Roy.

Aux yeux du sélectionneur et de ses protecteurs français, les autorités sportives et politiques du Togo ne valent pas un clou rouillé. Si le Président de la République du Togo n’est qu’un simple Préfet de Région de France et la Fédération Togolaise de Football (FTF) une ligue régionale française en Afrique, pourquoi en serait-il autrement ?

Dans ces conditions, on comprend pourquoi Claude Le Roy a pu déclarer : « Moi, personne ne m’impose des choses. Comment pouvez-vous imaginer que la Fédération puisse m’imposer des choses… ». La chronologie des faits montre en effet que le sélectionneur n’est pas sous le contrôle du Comité Exécutif de la FTF. C’est pourquoi la gestion des Éperviers échappe complètement au Comité Exécutif de la FTF dont les membres sont ravalés au rang de garçons de course du sélectionneur. C’est le monde à l’envers.

Les exemples à suivre en Afrique

Le Président Laurent Gbagbo a combattu le néocolonialisme pour que la Côte d’Ivoire ne soit pas ravalée au rang d’une région française. C’est pour éviter à son pays, toutes les conséquences néfastes que cette situation implique. Son administration avait compris qu’une fédération nationale sportive détient une partie réelle de la souveraineté nationale. C’est pourquoi les Éléphants de Côte d’Ivoire ne jouaient que contre des sélections de nations souveraines. C’est une façon de signifier au monde que la Côte d’ivoire de Gbagbo décide librement de son avenir.

Le Ghana, le Nigeria et même le Bénin sont dans la même dynamique. Qu’en est-t-il du Togo, notre patrie ? Nos autorités auront-ils le courage de remettre Claude Le Roy à sa place de sélectionneur ? Pourront-elles signifier au monde que le Togo ne badine pas avec sa souveraineté et que le pays ne tolère pas qu’on s’amuse avec la dignité de ses populations ? Le génie et la culture ancestrale enseignent le respect des autorités et des institutions que les peuples se sont donnés librement. Le néocolonialisme nie ces valeurs ancestrales.

Les Togolais doivent comprendre que les vrais enjeux dans le football vont au-delà du plaisir que peut procurer une victoire acquise lors d’un match. Les jeux sont des facteurs culturels d’affirmation de soi. C’est pourquoi, pour les puissances occidentales, les matches de football sont l’expression d’une lutte féroce de pouvoir dans le monde. Les nations occidentales savent que les armes culturelles sont les plus efficaces pour l’émancipation des peuples, C’est la raison pour laquelle elles cherchent à dominer le secteur culturel, base de tout développement économique. Le Togo doit rééquilibrer le rapport de force avec les nations étrangères, en faisant respecter fermement ses valeurs culturelles ancestrales. Sa survie en tant que nation libre en dépend.

Un Sorcier Blanc pour le malheur des Éperviers

Claude Le Roy n’est pas un sélectionneur comme Didier Six, par exemple. C’est un Sorcier Blanc. Et nous savons ce dont est capable la science maléfique des sorciers. Le sélectionneur des Éperviers paraît être en mission exclusive au service des intérêts géopolitiques de la France. Les défaites des Éperviers conduits par le Français Claude Le Roy face au Maroc en amical (2-1) et lors de la phase finale de la CAN Gabon 2017(3-1) ont permis au Maroc d’atteindre les quarts de finale de la compétition. Grâce au Français Claude Le Roy, le Maroc grand ami de la France a pu maintenir son statut de grande nation de football en Afrique.

Les victoires sportives marocaines participent au rayonnement du royaume chérifien, ami de la France. Et les Marocains seront toujours reconnaissants vis-à-vis de tous ceux participent au rayonnement de leur nation dans le monde, cela va sans dire. La France ne pourra donc être fier de son fils. Pas le Togo.

Quand les intérêts géostratégiques priment

La défaite des Éperviers contre les Fennecs d’Algérie (1-0) lors du premier match des éliminatoires de la CAN 2019 participe apparemment aux mêmes intérêts. Comme par hasard, juste avant d’affronter les Fennecs d’Algérie, Claude Le Roy a subitement rajeuni profondément l’effectif des Éperviers. Il a fait entrer des locaux, des joueurs sans expérience internationale, en grand nombre. Il a écarté sans ménagement les cadres de la sélection capables de faire gagner le match pour les Éperviers. Tous les observateurs avisés du monde ont compris alors que le Togo allait perdre le match.

Le Maroc et l’Algérie sont des zones géostratégiques majeures où la France défend âprement ses intérêts. Si la France devait élire un pays entre le Togo et l’Algérie pour la phase finale de la CAN au Cameroun, au vu de l’importance géostratégique de ses intérêts, son choix serait sans hésitation l’Algérie. Les Togolais doivent avoir ce facteur essentiel à l’esprit.

Les vrais enjeux des compétitions de football

C’est quand même curieux que les Éperviers de Claude Le Roy sont systématiquement mis dans des conditions telles qu’il leur est impossible de remporter des matches importants contre des pays où la France y défend ses intérêts majeurs. Il apparaît donc que le Togo soit condamné à perdre ces matches décisifs contre les nations où les intérêts majeurs français sont en jeu. Cette situation est préjudiciable aux intérêts du Togo. C’est ce que disent les faits et les faits ne mentent jamais. Cela doit entrer dans la tête de tous les Togolais pour que les ajustements nécessaires puissent être apportés rapidement.

Que les Togolais acceptent que le sélectionneur continue de piétiner les intérêts togolais, d’humilier nos représentants, et à travers ceux-ci tous les peuples du Togo, c’est nier le combat des Togolais et des Togolaises qui sont morts pour que nos peuples puissent reconquérir leur souveraineté. Que nous soyons du sexe féminin ou masculin, enfants, jeunes, adultes ou vieux, nous devons tous rester éveillés, vigilants pour que l’indépendance politique chèrement acquise par nos parents, grands parents ou arrières grands parents ne soit pas transformée en une coquille vide.

La souveraineté d’une nation est son arme suprême pour conquérir un futur meilleur. Nous devons le savoir et garder à l’esprit que l’image des Éperviers du Togo dans la cour des grand à la phase finale de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, et tentant d’éliminer l’Équipe de France de la suite de la compétition, une image si belle pour nous reste cependant insupportable pour la France car celle-ci veut traiter le Togo non pas comme une nation souveraine et digne de respect, mais comme un vassal qui doit être maintenu dans une vassalité permanente.

Claude Le Roy pour le malheur des Éperviers

Si Claude Le Roy adhérait aux objectifs de la fédération et de l’État qui l’emploient officiellement, il travaillerait en symbiose avec la structure fédérative pour la performance de la sélection nationale. Par contre, s’il bossait pour ses intérêts propres, au détriment de ceux de la FTF, il n’accepterait jamais de coordonner ses activités avec celles de la structure fédérative. En effet, le risque est trop grand que son jeu soit découvert, et que la pression populaire n’oblige finalement les décideurs togolais à le limoger.

En fait, depuis sa prise de fonction, le sélectionneur Claude Le Roy :

  • refuse d’être sous le contrôle effectif du Comité Exécutif de la FTF. La Fédération n’a même pas eu une copie de son contrat de travail. La presse non plus. et cette situation perdure. Dans ses conditions, on voit mal comment un contrôle effectif peut être exercé sur le sélectionneur ;
  • tient la Direction Technique Nationale de la FTF à l’écart de la sélection A, ce qui est une aberration technique, ne serait-ce que parce que c’est la DTN qui gère les sélections des catégories d’âges inférieures qui sont appelées à enrichir l’effectif de la sélection A en joueurs de talent confirmés.

Voilà deux éléments entre autres qui confirment le fait que Claude Le Roy travaillent pour des intérêts autres que ceux du football togolais.

  • RACINE BOIS ok bis

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