Ces commissaires de match, à l’image de Soussou Jordan, qui gangrènent le football togolais

L’inacceptable rapport du commissaire de match, Soussou Jordan, qui a occulté la réalité des incidents graves survenus lors du match de D2, Gbohloe Su vs Étoile Filante, met à l’épreuve les Commissions juridictionnelles de la FTF. Toutefois, après avoir fait preuve de beaucoup trop de tolérance, la Commission de Discipline de la FTF semble décidée à prendre le taureau par les cornes. Jugée par nombre d’observateurs sportifs de beaucoup trop de laxisme et de dilettantisme dans certaines prises de décisions, cette Commission vient de prendre à bras le corps presque tous les dossiers. Compte tenu des foyers de tension et de violences qui entourent les matches de Première et Deuxième divisions, ces derniers temps…

Commission de discipline de la FTF : Enfin, des décisions qui rassurent

Les décisions que la Commission de Discipline a prises cette semaine, et qui concernent les clubs Agouwa de Koussountou, Odalou de Kambolé, Gbikinti de Bassar, Gbohloe Su d’Aného, en attendant d’autres, sont illustratives de sa désormais fermeté. Une nouvelle politique qui ressemble à une « Tolérance zéro », refusant toute concession, tout compromis…

C’est dans cet esprit, on peut le supposer, que, face à certaines affaires apparemment un peu plus délicates, la Commission de Discipline de la FTF, a jugé bon d’écouter vendredi dernier les concernés.  C’est le cas des matches de Première Division, AS Togo Port vs Semassi FC, le 1er avril 2018 à Lomé, et Gbikinti FC vs…AS Togo Port, à Bassar trois jours plus tard. Sans oublier celle de la Deuxième Division, Gbohloe Su vs Etoile Filante, disputée à Aného. Dans ces trois cas, la première chose qui traverse les esprits, c’est sans doute que :

  1. les rapports des commissaires n’auraient pas reflété la vérité,
  2. ou que certaines choses leur auraient échappées.

Un Commissaire de match complice d’un président fauteur de troubles

Le résultat des enquêtes menées autour de l’audition des concernés du match d’Aného font penser justement ce genre de choses. Tellement, il y aurait eu beaucoup de mensonges. Beaucoup trop de contre-vérités qui pourraient empêcher la Commission de Discipline de prendre les décisions qui s’imposent face à la barbarie à laquelle nous avons assistée au stade de Kpota.

Des mensonges « cotisés » par le commissaire de match, Soussou Jordan, et le président de Gbohloe Su, Massegbe Bertrand. Ne serait-ce pas pour aider ce dernier à se tirer d’affaires ? Si c’était le cas, Soussou Jordan devrait savoir que dans une tempête, à moins d’être un spécialiste, on ne se jette pas aussi facilement à l’eau pour porter secours à quelqu’un qui se noie, car le risque est grand de l’accompagner dans son malheur. Monsieur l’ancien arbitre international devenu commissaire de match a semblé l’oublier. Il s’est mis dans une sale affaire en voulant sauver un président ami, fauteur de troubles…

Les largesses assez évidentes de Soussou Jordan

L’on ne sait par quelle magie, deux matches sur trois de Gbohloe Su à domicile, se retrouvent sous la supervision de… Soussou Jordan. Parce que l’ancien arbitre international habite à une vingtaine de kilomètres d’Aného ? Sans doute. Mais cela n’explique pas tout. Toujours est-il qu’une grande amitié a fini par s’installer entre le commissaire de match et le président. Cela pourrait expliquer certaines largesses habituellement accordées au patron des Requins. Surtout, lors de cette rencontre aussi fatidique que celle qui a opposé Gbohloe Su à Etoile Filante, le dimanche de Pâques.

D’abord, il était dit en réunion technique qu’aucun autre élément, à part les membres des staffs techniques et médicaux et les joueurs, ne devait se retrouver dans les grillages de clôture de l’aire de jeu. Cette règle fondamentale a été bafouée par Monsieur le président de Gbohloe Su qui s’est offert le plus grand luxe d’aller s’installer, accompagné d’autres personnes, des proches sans doute, derrière les buts de l’équipe visiteuse. Le Commissaire de match, Soussou Jordan, trouva normale cette attitude irresponsable et rébarbative, cette provocation…

Et, comble de malheur, c’était parce que le Président Massegbe et ses amis étaient tout près des buts de l’Etoile Filante qu’ils eurent un accès aussi rapide et facile à l’aire de jeu pour déclencher les malheureuses hostilités, à la mi-temps.

Un rapport taillé sur mesure qui nie les faits survenus

Dans son rapport, le commissaire de match, Soussou Jordan, a « oublié » de préciser les faits et leurs conséquences graves considérées à raison comme une bombe à retardement. Chose plus grave, son rapport, avant de parvenir à qui de droit, s’était retrouvé dans les mains des responsables de Gbohloe Su pour…étude et correction. La preuve, avant même que les commissions compétentes ne planchent sur cette affaire, un jeune confrère, sociétaire du club d’Aného la saison dernière, a fait lecture d’une partie de ce rapport sur une chaîne de radio de la place.

On était en plein débat sur les malheureux incidents ayant entouré le match Gbohloe Su vs Étoile Filante, et voulant par tous les moyens défendre la cause (bien perdue déjà) de son ancien mentor, le jeune journaliste a dû faire appel au rapport arrangé du commissaire. Il croyait servir M. Massegbe Bertrand, il a plutôt enfoncé M. Soussou Jordan. Faisant d’une pierre, deux coups.

Le commissaire de match, Soussou, contredit les faits, c’est une honte

Un fait très important à relever, c’est cette contradiction affichée devant la Commission de Discipline par le Commissaire de match, Soussou Jordan, et l’arbitre du match, M. Agbedanou. L’arbitre du match disait ne pas avoir vu une quelconque poudre versée dans les buts par les joueurs de l’Etoile Filante, fait qui aurait suscité l’entrée sur la pelouse de M. Massegbe, Président de Gbohloe Su. M. Soussou estimait le contraire. Ce qui suppose que, depuis sa loge de Commissaire, et de loin donc, il aurait vu ce que l’arbitre du match qui était sur l’aire du jeu n’a pas vu.

Sur une autre question liée à l’incident qui a provoqué le coup de poing asséné au joueur Ajavon Ayi, les deux officiels de la FTF n’ont pas semblé voir la même chose. La narration des faits par l’arbitre contredit une fois encore le récit du Commissaire de match. A l’audition, l’arbitre était ferme sur le fait que c’est devant le président de Gbohloe Su que le coup est parti. Mais le Commissaire de match, Soussou Jordan, a soutenu le contraire. Juste pour appuyer l’ami Massegbe. Incroyable !

Malheureusement, la vidéo présentée par les responsables du Shooting Star, sur ce point également, ne milite pas en faveur de Soussou Jordan… Les faits sont têtus.

La balle se trouve dans le camp des commissions juridictionnelle de la FTF

À la FTF, c’est aux commissions compétentes de faire à présent proprement leur boulot. Car quand on se retrouve dans une situation de joueur agressé sur une pelouse et mis au tapis par un proche du président du club adverse, quand on assiste en direct à des bagarres, à des courses poursuites sur une aire de jeu, quand on voit des cranes brisés, des supporters habillés de sang, des femmes supportrices violentées, et que le commissaire de match parle de légers incidents, ça donne à réfléchir…

Ça faisait un bon moment que l’alerte disait que des commissaires de match sont corrompus. On avait de la peine à le croire. Mais, la vérité est là, qui nous demande juste de bien ouvrir les yeux.

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