La CAN à 24 équipes en juin et juillet. Le Président Ahmad de la CAF a-t-il capitulé ?

Au symposium de Rabat au Maroc, le Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) présidé par Ahmad Ahmad a recommandé le mercredi 19 juillet de modifier le format et le timing de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). La compétition reine africaine devra être élargie à 24 équipes et devra se dérouler dorénavant entre juin et juillet. Il est fort probable que la décision définitive soit prise ce jeudi 20 juillet. En effet, la majorité des membres semblent en accord avec le président de la CAF, Ahmad. Mais la polémique est lancée et servie.

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Ahmad Ahmad, president de la CAF avec certains de ses soutiens. Il a placé son mandat sous le signe des réformes.

24 équipes et en juin pour avoir plus d’opportunités ? Vraiment ?

Les défenseurs du projet soutiennent que la modification de la période de la phase finale de la CAN et l’élargissement du nombre de participants donneront plus de visibilité à la compétition. Mieux, ils clament que ces modifications permettront au football africain de capter plus de ressources financières.

Le président de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), Amaju Pinnock, récemment réélu à la tête de la fédération nigérienne et également membre du Comité Exécutif de la CAF déclare : « sur l’aspect sportif, cela permettra d’avoir plus d’opportunités pour les joueurs à travers le continent. Cela augmentera aussi les revenus de la CAF. Nous pouvons les tripler. Cela renforcera également le développement des infrastructures. » Les contestataires ne manquent pas.

Est-ce une capitulation du président Ahmad de la CAF ?

Pour les partisans du maintien du format actuel, les arguments sportifs ne sont pas fondés. Quant à la question des infrastructures, beaucoup pensent comme Joseph Antoine Bell, que les coûts d’organisation de la phase finale vont augmenter considérablement avec le nouveau format et donc que : « cela réduira juste à une poignée, le nombre de pays africains capables d’accueillir le tournoi. »

Bref, les opposants disent que les arguments des défenseurs masquent une capitulation pure et simple de la CAF devant des intérêts européens. Pour eux, le nouveau président de la CAF, Ahmad, a sacrifié les intérêts africains face aux revendications incessantes des clubs professionnels européens. En effet, ceux-ci sont depuis fort longtemps très mécontents parce que leurs joueurs africains doivent quitter leur club en plein milieu de la saison européenne, pour jouer pour leur pays, à une phase finale de la CAN.

Ce désaccord a entraîné jusqu’à présent des conflits permanents entre clubs européens et fédérations africaines. La CAF jusqu’à présent a tenu bon. Elle n’a rien lâché. Les joueurs Africains également. Les Togolais se souviennent du cas Adebayor vs Lyon. Pour assurer le rayonnement sportif de sa nation, le ballon d’or africain 2008, Adebayor, a déclaré qu’il n’était pas question pour lui de ne pas être à CAN. Résultat, Lyon refuse de le faire signer. Ce fut un chantage. Les clubs européens en sont coutumiers.

Mais la décision de réformer le format de la CAN et son timing selon le desiderata des Européens est-elle vraiment une capitulation ? Le débat est ouvert.

  • RACINE BOIS ok bis

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